Partenariat RDC-Corée du Sud : À Séoul, Noëlla Ayeganagato plaide pour la fin de l’exportation brute des matières premières
La République Démocratique du Congo entend redéfinir les termes de sa coopération économique internationale. Présente dans la capitale sud-coréenne à l’occasion de la 1ère Réunion Ministérielle Corée-Afrique, la Vice-Ministre des Affaires Étrangères, S.E. Mme Noëlla Ayeganagato Nakwipone, a porté haut la voix de Kinshasa devant un parterre de diplomates représentant la République de Corée et les 54 États du continent africain. Au cœur de son allocution : un changement de paradigme radical et une ambition claire pour l’avenir économique du géant congolais.
Séoul (Corée du Sud) — 1er juin 2026. En représentant la République Démocratique du Congo à la 1ère Réunion Ministérielle Corée-Afrique, la Vice-Ministre des Affaires Étrangères, S.E. Mme Noëlla Ayeganagato Nakwipone, a clairement tracé la nouvelle ligne rouge économique de Kinshasa face aux représentants des 54 États africains et de la République de Corée.
Rupture avec le modèle extractiviste traditionnel
Devant ses homologues et les délégations asiatiques, la cheffe de la diplomatie adjointe de la RDC a formulé un message sans ambiguïté quant aux ambitions industrielles de son pays :
« La RDC ne veut plus être uniquement un pays exportateur de matières premières brutes. »
Cette déclaration forte marque la volonté du gouvernement de rompre avec l'économie de rente extractive pour s'orienter vers une industrialisation locale. Pour matérialiser cette vision, la Vice-Ministre a invité les géants industriels et technologiques sud-coréens à s'engager dans un partenariat « gagnant-gagnant », axé sur le co-développement et le transfert de compétences.
Quatre piliers stratégiques pour l'investissement coréen
La feuille de route soumise par la RDC à la vigilance des investisseurs de la péninsule coréenne s'articule autour de quatre secteurs névralgiques :
- La transformation locale des ressources : Valoriser les minerais stratégiques (cobalt, lithium, cuivre) directement sur le sol congolais pour intégrer les chaînes de valeur mondiales, notamment celle des batteries électriques.
- L'agro-industrie : Exploiter le potentiel arable exceptionnel de la RDC pour assurer la sécurité alimentaire régionale et développer une industrie agroalimentaire forte.
- Les infrastructures : Connecter les provinces et moderniser les voies de transport pour fluidifier le commerce.
- Le numérique : Capitaliser sur la dynamique de la jeunesse congolaise en investissant dans les nouvelles technologies et la transition digitale.
La RDC, un « pays-solution » incontournable
Au-delà de ses richesses souterraines, la délégation congolaise a réaffirmé le statut géostratégique de la RDC à l'échelle globale. Qualifiée de « pays-solution », la République Démocratique du Congo s'impose aujourd'hui comme l'acteur central de la transition énergétique mondiale, de la régulation du climat (grâce à ses forêts et ses tourbières) et de la réponse aux défis de la sécurité alimentaire.
En se positionnant comme une plateforme de production et de transformation stratégique au cœur de l'Afrique, la RDC démontre à Séoul qu'elle ne se contente plus d'offrir des opportunités, mais qu'elle propose une alliance industrielle majeure pour les décennies à venir.
La Rédaction
Articles similaires
Commentaires 0
Aucun commentaire. Soyez le premier à réagir !
Laisser un commentaire
Même catégorie
Articles populaires
Newsletter
Recevez nos derniers articles par email.