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SANTÉ ET URGENCE SOCIALE

evitv | 19/06/2026 à 20:25 | 3 min de lecture | 288 vues | 0 commentaires
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SANTÉ ET URGENCE SOCIALE

 

 

 Épidémie d'Ebola en Ituri : L'OMS alerte sur une accélération de la transmission

 

Un mois après la déclaration officielle de la 17e épidémie de maladie à virus Ebola en RDC, la situation sanitaire s'aggrave. La souche Bundibugyo, particulièrement complexe, progresse dans les zones isolées, poussant le gouvernement à envoyer une délégation ministérielle de crise à Bunia.

 

Bunia, le 19 juin 2026

 L'alerte est maximale. Dans un point de presse officiel tenu ce vendredi, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé une accélération de la transmission du virus Ebola, désormais actif dans 33 zones sanitaires réparties sur trois provinces de l'Est de la RDC, l'Ituri demeurant l'épicentre du foyer. Le bilan provisoire est lourd : 896 cas recensés, dont 232 décès, affichant un taux de létalité préoccupant de 26%.

 

 Le défi de la souche "Bundibugyo"

 

Contrairement aux précédentes épidémies majeures documentées dans le pays, celle-ci est causée par la souche *Bundibugyo*. Sa particularité est de taille : il n'existe actuellement aucun vaccin homologué ni traitement thérapeutique spécifique pour cette variante. La riposte repose donc exclusivement sur le dépistage rapide, l'isolement strict des malades et la prise en charge des symptômes.

 

Pour évaluer l'efficacité de la réponse sur le terrain, une mission gouvernementale de haut niveau composée du ministre de la Santé publique, le Dr Samuel Roger Kamba, et du ministre de la Communication, Patrick Muyaya, est arrivée à Bunia.

 

 Notre objectif est de dresser un inventaire sans complaisance après un mois de riposte, d'identifier les faiblesses logistiques et de coordonner nos efforts avec le nouvel exécutif provincial de l'Ituri , a martelé le ministre de la Santé.

 

 Une riposte freinée par l'insécurité

 

Le travail des 115 experts de l'OMS et des équipes médicales locales se heurte à deux obstacles majeurs : l'état délabré des infrastructures routières qui complique l'acheminement des 110 tonnes de matériel d'urgence, et l'insécurité chronique causée par les groupes armés. L'attaque récente d'un centre de traitement à Butembo (Nord-Kivu) et la disparition de deux cas positifs illustrent la complexité opérationnelle de cette crise. 

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