RESTRICTION DES MANIFESTATIONS À LA GOMBE
Les manifestations à la Gombe son désormais mis en surveillance maximale
RESTRICTION DES MANIFESTATIONS À LA GOMBE ET RECADRAGE DE LA « FORCE DU PROGRÈS » : DANIEL BUMBA PASSE À L'OFFENSIVE POUR SÉCURISER KINSHASA
Kinshasa, ce 25 juin 2026
Le centre névralgique et administratif de la capitale congolaise est officiellement sous haute surveillance. Face à la recrudescence des tensions politiques et aux débordements récurrents qui menacent l’ordre public, l’exécutif provincial de Kinshasa et le gouvernement central ont pris conjointement une série de mesures drastiques. La commune de la Gombe est réaffirmée comme « zone neutre », tandis qu’un coup d'arrêt majeur est porté aux structures informelles de mobilisation.
La Gombe décrétée « zone neutre » : tolérance zéro pour les manifestations
La décision est tombée à l’issue d’une table ronde stratégique menée par le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba, réunissant les délégués de la majorité présidentielle, de l’opposition politique et des organisations de la société civile. L’objectif de cette rencontre était d’harmoniser la gestion de l'espace public dans un climat national particulièrement polarisé.
La conclusion majeure de ces échanges est sans appel : **le statut de « zone neutre » de la commune de la Gombe est strictement réactivé.**
« Gombe abrite les institutions de la République, les représentations diplomatiques et le cœur économique de la ville. Elle ne peut plus servir de théâtre à des affrontements partisans ou à des démonstrations de force de rue », a martelé l'autorité ministérielle.
En conséquence, toute manifestation publique, marche, sit-in ou rassemblement à caractère politique y est désormais formellement interdit jusqu'à nouvel ordre. L'hôtel de ville appelle les organisateurs de manifestations à orienter leurs itinéraires vers d'autres artères de la capitale, sous peine de dispersion immédiate par les forces de l'ordre.
Force du Progrès : Le gouverneur Daniel Bumba siffle la fin de la récréation
Parallèlement à cette sanctuarisation de la Gombe, le gouverneur de la ville-province de Kinshasa, Daniel Bumba, a décidé de s’attaquer de front à l’épineux dossier de la « Force du Progrès », ce mouvement de jeunes affilié au parti présidentiel (UDPS) régulièrement pointé du doigt pour des dérives comportementales dans la capitale.
Lors d'une communication ferme, le chef de l'exécutif urbain a dénoncé des « comportements inacceptables » qui frisent l'anarchie et perturbent la quiétude des Kinois :
Rappel à la légalité : Daniel Bumba a rappelé qu'aucune structure, qu'elle soit politique ou civile, ne peut se substituer aux forces de police ou s'arroger des prérogatives de maintien de l'ordre.
Avertissement sévère : L'autorité urbaine a sommé les encadreurs de ces mouvements de discipliner leurs bases, sous peine de poursuites judiciaires exemplaires pour troubles à l'ordre public et vandalisme.
Les grands axes des mesures de sécurité à Kinshasa
Mesure Périmètre concerné. Objectif principal
Interdiction de Commune de la Gombe Protection des institutions manifester et des sièges diplomatiques
Recadrage des Ensemble de la capitale Élimination des milices mouvements de milices urbaines et des jeunesse violences de rue
Patrouilles mixtes Zones sensibles et Dissuasion et baisse de la renforcées grand marchés criminalité urbaine (Kuluna)
Ces décisions, bien que jugées sévères par une partie de l'opposition qui y voit une restriction de l'espace démocratique, sont largement saluées par les opérateurs économiques et les résidents de la Gombe, excédés par les blocages intempestifs du centre des affaires. Pour le gouverneur Daniel Bumba, ce tournant sécuritaire représente un test majeur pour la crédibilité de son mandat à la tête de la mégapole africaine.
Suivez l’évolution des réactions politiques et le déploiement des forces de sécurité dans nos prochains rendez-vous d'information sur EVI TV.
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