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COOPÉRATION KINSHASA-BRAZZAVILLE : DANIEL BUMBA À BRAZZAVILLE POUR LA 24ᵉ ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE LA COSPECO

Dans le cadre de la Coopération internationale, Le Gouverneur de la ville-province Kinshasa en déplacement pour Brazzaville pour une session de travail

evitv | 27/08/2026 à 17:05 | 8 min de lecture | 247 vues | 0 commentaires
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COOPÉRATION KINSHASA-BRAZZAVILLE : DANIEL BUMBA À BRAZZAVILLE POUR LA 24ᵉ ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE LA COSPECO

COOPÉRATION KINSHASA-BRAZZAVILLE : DANIEL BUMBA À BRAZZAVILLE POUR LA 24ᵉ ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE LA COSPECO

 

Le gouverneur de Kinshasa conduit une importante délégation à Brazzaville pour donner un nouvel élan à la coopération entre les deux capitales

 

BRAZZAVILLE, 25 août 2026. — La coopération entre Kinshasa et Brazzaville franchit une nouvelle étape avec la tenue de la 24ᵉ Assemblée générale ordinaire de la Commission spéciale de coopération entre Kinshasa et Brazzaville (COSPECO).

 

À cette occasion, le gouverneur de la ville-province de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, a effectué le déplacement vers la capitale de la République du Congo, où il prend part aux travaux de cette importante plateforme de coopération entre les deux capitales les plus proches du monde.

 

Arrivé à Brazzaville dans l’après-midi du mardi 25 août 2026, Daniel Bumba est accompagné d’une importante délégation composée notamment de ministres provinciaux et d’experts de la capitale congolaise. À son arrivée, il a été accueilli par l’ambassadeur de la République démocratique du Congo au Congo-Brazzaville, le secrétaire général de la COSPECO ainsi que plusieurs personnalités officielles.

 

Une présence de haut niveau pour Kinshasa

 

Le déplacement du gouverneur Daniel Bumba revêt une portée particulière. En sa qualité de responsable de l’exécutif provincial de Kinshasa et de vice-président de la COSPECO, sa participation traduit la volonté de la capitale congolaise de renforcer le dialogue institutionnel avec Brazzaville et de donner un contenu plus concret à la coopération entre les deux métropoles.

 

Le gouverneur a ainsi pris part à la cérémonie officielle d’ouverture de la 24ᵉ Assemblée générale, organisée à l’Hôtel de Ville de Brazzaville.

 

La cérémonie a été présidée par le maire de Brazzaville et président de la COSPECO, Dieudonné Bantsimba, qui a insisté sur la nécessité de privilégier le dialogue, le consensus et la responsabilité afin d’évaluer les avancées de la coopération et d’identifier les difficultés qui doivent encore être surmontées.

 

Cette rencontre réunit également plusieurs partenaires et personnalités internationales, parmi lesquels un représentant de l’Union européenne, la maire de Las Palmas de Gran Canaria ainsi que l’ambassadeur du Royaume de Belgique au Congo.

 

Une coopération Kinshasa-Brazzaville à relancer

 

La COSPECO constitue un cadre institutionnel destiné à rapprocher les administrations des deux capitales et à favoriser la mise en œuvre d’initiatives communes.

 

La tenue de cette 24ᵉ Assemblée générale intervient après une période d’interruption des travaux de cette structure. La précédente assemblée générale s’était tenue en 2021 à Kinshasa. La relance du processus a été notamment portée par Daniel Bumba Lubaki et Dieudonné Bantsimba, qui ont accéléré les préparatifs afin de redynamiser la coopération entre les deux villes.

 

Cette nouvelle dynamique repose sur une réalité particulière : Kinshasa et Brazzaville sont séparées par le fleuve Congo, mais leurs populations entretiennent des liens historiques, familiaux, économiques et culturels particulièrement étroits.

 

La coopération entre les deux capitales apparaît dès lors comme un instrument essentiel pour répondre à des problématiques qui dépassent les frontières administratives.

 

Des enjeux qui touchent directement les populations

 

Au cours de cette Assemblée générale, plusieurs domaines d’intérêt commun sont appelés à retenir l’attention des participants.

 

La circulation des personnes et des biens entre les deux rives du fleuve Congo constitue notamment un enjeu majeur. La fluidification des échanges et l’amélioration des mécanismes de transport et de traversée peuvent contribuer à renforcer les relations économiques entre les deux villes.

 

La sécurité, la lutte contre la criminalité urbaine, l’assainissement, la protection de l’environnement, la santé et le développement économique transfrontalier figurent également parmi les domaines susceptibles de bénéficier d’une coopération plus étroite.

 

L’objectif est de passer progressivement d’une coopération fondée sur la proximité géographique et historique à une coopération davantage orientée vers des projets concrets et des résultats mesurables pour les populations.

 

Une dimension culturelle particulièrement forte

 

Au-delà des questions économiques et administratives, Kinshasa et Brazzaville partagent un patrimoine culturel exceptionnel.

 

Cette dimension a été mise en avant lors de la cérémonie d’ouverture. Le maire de Brazzaville, Dieudonné Bantsimba, a notamment souligné l’importance des liens culturels entre les deux capitales, appelées à être Capitales africaines de la culture pour la période 2026-2027, dans le cadre de la désignation opérée par CGLU Afrique.

 

Cette reconnaissance constitue une opportunité pour renforcer les échanges entre artistes, acteurs culturels et institutions des deux rives du fleuve Congo, mais aussi pour promouvoir davantage la rumba congolaise et les autres expressions culturelles communes aux deux peuples.

 

La culture devient ainsi un autre levier de rapprochement entre Kinshasa et Brazzaville, avec la possibilité de développer des initiatives communes dans les domaines artistique, sportif, scientifique et éducatif.

 

Daniel Bumba appelé à prendre la présidence de la COSPECO

 

L’un des enjeux institutionnels majeurs de cette 24ᵉ Assemblée générale concerne également la direction de la COSPECO.

 

À l’issue des travaux, le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, doit prendre les rênes de la présidence de cette commission spéciale de coopération. Cette perspective donne une dimension supplémentaire à sa présence à Brazzaville et place Kinshasa au cœur de la prochaine phase de redynamisation de la structure.

 

Pour le gouverneur, cette responsabilité devrait permettre de poursuivre le travail engagé avec les autorités de Brazzaville et de transformer les orientations politiques en actions concrètes.

 

Deux capitales, un même espace de coopération

 

La relation entre Kinshasa et Brazzaville demeure singulière en Afrique centrale. Deux capitales nationales se font face de part et d’autre du fleuve Congo, avec une proximité géographique exceptionnelle et des populations qui partagent une histoire, une culture et de nombreux intérêts communs.

 

La 24ᵉ Assemblée générale de la COSPECO apparaît donc comme une occasion de renforcer cette proximité et de lui donner une nouvelle dimension institutionnelle.

 

Le déplacement de Daniel Bumba à Brazzaville traduit, dans cette perspective, la volonté de Kinshasa de participer activement à cette nouvelle dynamique.

 

L’enjeu dépasse ainsi la seule tenue d’une réunion institutionnelle. Il s’agit de construire progressivement un cadre de coopération capable d’apporter des réponses communes aux défis urbains, économiques, environnementaux, sécuritaires et culturels auxquels les deux capitales sont confrontées.

 

Alors que les travaux de la 24ᵉ Assemblée générale se poursuivent, l’attente est désormais tournée vers les décisions et orientations qui sortiront de ces assises.

 

Pour Kinshasa comme pour Brazzaville, le défi est clair : faire de la proximité entre les deux capitales un véritable moteur de coopération, de développement et de rapprochement entre les deux peuples.

Guysllaine Bondo-Ngoma 

EVI TV — Service de rédaction

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